1 octobre 2022
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SOCIÉTÉ

Santé publique:Les pharmaciens dénoncent une loi en violation avec les dispositions réglementaires

Les pharmaciens de Côte d’Ivoire ne voient pas d’un bon œil le projet de loi portant code de santé publique vétérinaire qui devrait être examiné, dans les semaines à venir, par les députés. Ils ont exprimé leurs réserves sur le texte, au cours d’une conférence de presse, le lundi 3 août, à la maison du pharmacien, sise, à Cocody.

Le vice-président de l’Union nationale des pharmaciens privés de Côte d’Ivoire (UNPPCI) a expliqué que le projet de loi est en porte-à-faux aussi bien avec les dispositions légales nationales qu’internationales. « Ce projet de code de santé publique vétérinaire, en ses livres II (Pharmacie vétérinaire) et V (Code de déontologie) prévoit des dispositions contraires à la législation pharmaceutique nationale en vigueur ce sont, la loi n° 2015-533 du 20 Juillet 2015 relative à l’exercice de la pharmacie ; la loi n° 2015-534 du 20 Juillet 2015 portant Code de déontologie pharmaceutique ; la loi n° 2015-535 du 20 Juillet 2015 portant organisation de l’Ordre National des Pharmaciens de CI; la loi n° 2017-541 du 03 avril 2017 relative à la régulation du secteur pharmaceutique », a soutenu Arsène Brou. Poursuivant, il avancé que le projet de loi va également à l’encontre  des dispositions réglementations internationales et sous-régionales.

Le conférencier a souligné que les concepts « santé publique vétérinaire », et « Hygiène publique vétérinaire » contenus dans le projet de loi foulent au pied, le principe d’une « seule santé » tel que prescrit par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). « Celle-ci prend en compte la santé publique comme une seule entité avec ses composantes humaines, animales, végétales et environnementales. Cette approche s’inscrit, dans les recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), dont notre pays est membre. » a-t-il relevé.

Arsène Brou soutient que dans une correspondance, en date du 18 mai, le Conseil national de l’ordre des pharmaciens de Côte d’Ivoire (CNOPCI) a saisi le gouvernement à l’effet du retrait des dispositions contraires à la législation pharmaceutique. « Le Conseil a sollicité le Premier ministre pour, réaffirmer la compétence exclusive du pharmacien pour ce qui concerne la préparation, l’importation, l’exportation, la vente en gros, la vente au détail des médicaments destinés à l’usage de la médecine humaine et animale ; reconduire dans le projet de loi, la dérogation faite aux médecins vétérinaires telle que définie dans la loi n° 96- 561 du 25 Juillet 1996 relative à la Pharmacie vétérinaire  et confirmer l’AIRP en tant qu’unique Autorité de régulation du secteur pharmaceutique, pharmacie vétérinaire compris. » a-t-il, lâché.

Le vice-président de l’UNPPC a indiqué que les tractations étaient en cours en vue de  l’harmonisation du texte lorsque la nouvelle de l’examen du projet de loi est tombée. D’où le sens de l’interpellation des pouvoirs publics.

César Ebrokié