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Participation de la jeune femme à la paix en Côte d’Ivoire: Dr Berté Gniré pointe du doigt les barrières culturelle et religieux

« De lourdes barrières au niveau des coutumes et traditions, reproduites dans les institutions   modernes  continuent d’être des freins à l’implication de la jeune femme dans les initiatives de paix et de sécurité en Côte d’Ivoire et au-delà » Ces propos sont la conclusion de la communication de Dr Berté Gniré,  sur « le poids des coutumes et tradition sur l’aptitude des jeunes femmes à jouer un rôle prépondérant dans les initiatives de paix et de sécurité », une conférence prononcé à la table-ronde sur la participation des jeunes femmes aux initiatives de prévention de conflits et au renforcement de la cohésion sociale, le 17 octobre, à l’Hôtel Rose Blanche, à Cocody. Elle a dénoncé, exemples à l’appui, la « situation de victime des femmes ». La sociologue a expliqué que la situation de la femme en Côte d’Ivoire est liée à l’organisation sociale, culturelle et religieuse du pays.

La Côte d’Ivoire, a-t-elle relevé, est dominée par quatre groupes ethniques qui sont, les Akan, les Gur, les Mandé et les Krou. Ces groupe ont en commun, de s’opposer à l’héritage de la femme. Au niveau religieux, le pays compte essentiellement des musulmans, 42, 9% ; des chrétiens, 33,9%  et  les animistes, 3,6%. A ce niveau, elle souligne qu’il n’y a aucune femme en tête.

Dr Berté Gniré mentionne également les stéréotypes associés à la jeune femme. « L’on estime qu’à travers le mariage, la femme est socialisée pour les travaux domestiques, le bonheur de son homme, la maternité », dira-t-elle. Marie-Noelle Houé, militante du PDCI a abondé dans le même en insistant sur l’acceptation par les femmes, elles-mêmes, du statut que leur confère la société. Selon elle, le poids des stéréotypes est tel que les femmes acceptent d’être reléguées au second plan.

Et pourtant, à croire Joseph Guede Biagné, du ministère de l’éducation nationale, des dispositions existent dans le système éducatif pour permettre à la jeune fille de jouer pleinement son rôle dans la société. Il a évoqué les mécanismes de protection des jeunes filles contre les mariages précoces, l’abandon de l’école ainsi que les mesures d’encouragement à la scolarisation des filles. Il a indiqué par ailleurs que depuis quelques années, les droits humains sont enseignés au primaire pour sensibiliser les uns et les autres à la culture du genre. Toutefois, Joseph Guedé Biagné a reconnu ces dispositions ont besoin d’un meilleur suivi.

César Ebrokié

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