21 mai 2022
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POLITIQUE

Mutilation génitale, mariage précoce: La ministre ivoirienne de la solidarité propose l’Education comme remède

« Si l’on veut venir à bout de ces pratiques [néfastes] et lutter efficacement contre la pauvreté, il est nécessairement important de miser sur l’éducation, de créer des opportunités pour les filles et de s’assurer qu’elles vont à l’école ». C’est le remède qu’à proposé le lundi 17 juin dernier le Professeur Mariatou Koné, Présidente du Comité de pilotage du projet et Ministre de la Solidarité, de la Cohésion sociale et de la Lutte contre la pauvreté de la Côte d’Ivoire, selon un communiqué de presse du projet Swedd/Unfpa dont Notre voie a reçu copie.

C’était à Dakar au Sénégal, à l’occasion d’une rencontre entre les ministres de Tutelle et des Finances du projet régional Autonomisation des Femmes et Dividende Démographique au Sahel (SWEDD) sur « Investir dans l’autonomisation des femmes et le capital humain en tant que stratégie de développement pour la croissance » s’est tenue lundi 17 juin 2019, en marge du Premier Sommet africain sur les mutilations génitales féminines et le mariage des enfants organisé par les gouvernements du Sénégal et de la Gambie, en collaboration avec l’ONG Safe Hands For Girls.

Les participants à cette réunion de haut niveau [auxquels s’est ajouté la Vice-présidente de la Gambie, le Grand Iman d’Al Azhar Al Sharif d’Egypte, la Directrice générale de Safe Hands For Girls Louise Cord, Directrice des Opérations de la Banque mondiale et Mabingue Ngom, Directeur régional de l’UNFPA, le Fonds des Nations Unies pour la population pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre], ont estimé, selon le communiqué de presse, que « l’atteinte du dividende démographique n’est pas automatique, sa réalisation nécessite l’application de politiques publiques appropriées et des investissements conséquents et stratégiques dans le capital humain, à travers notamment, l’accès à la planification familiale, et l’éducation féminine, le changement des normes sociales pour réduire les pratiques néfastes qui entravent l’autonomie des femmes ».

Dans l’ensemble des sept pays qui compose le Swedd (Mauritanie, le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Niger et le Tchad) et des trois (le Cameroun, le Sénégal, et la Guinée) qui vont bientôt faire leur entrée au Swedd, 13,5 millions de filles et jeunes femmes de 10 à 19 ans sont exposées au risque de mariage précoce, soit 75% de l’ensemble des filles dans les sept pays et trois autres pays « potentiellement admissibles ».

Le 6 juillet prochain à Niamey au Niger, une table ronde de mobilisation de ressources sera organisée par M. Mahamadou Issoufou, président du Niger en marge du Sommet de l’Union africaine. A cette occasion, les chefs d’Etat des pays SWEDD, les premières dames, les hautes autorités administratives et politiques, les partenaires techniques et financiers, les chefs d’entreprises, et les organisations de la société civile, réaffirmeront leur engagement à investir davantage en faveur des femmes et des filles en vue d’atteindre le dividende démographique et d’accélérer, à terme, la croissance en Afrique.

Le projet SWEDD est un partenariat entre sept pays, ci-dessus cités et la Banque mondiale, le Fonds des Nations Unies pour la population et l’Organisation Ouest Africaine de la Santé.

 

Coulibaly Zié Oumar