6 octobre 2022
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SANTÉ

Maladie de la thyroïde chez la femme enceinte: Une enquête révèle un taux de prévalence de 12,5%

Une enquête menée sur la prévalence de l’hypothyroïdie au cours de la grossesse par le programme national de lutte contre les maladies métaboliques et de prévention des maladies non transmissibles (Pnlmm/Pmnt) avec l’appui financier du groupe pharmaceutique Merck, a révélé que 12,5% des 708 femmes enceintes qui ont été vue à l’hôpital général de Port-Bouët (Sud d’Abidjan) sont atteintes de cette maladie.

L’hypothyroïdie est une maladie de la thyroïde qui est organe situé au niveau de la gorge. Quand elle ne fonctionne pas normalement, surtout chez les femmes en grossesse, cette dernière peut faire une fausse couche, une pré-éclampsie (hypertension pendant la grossesse) et bien d’autres complications. Chez l’enfant à venir, il peut naître avec une déficience mentale. Mercredi (hier) au Sofitel Hôtel Ivoire, à Cocody, le Pnlmm/Pmnt dirigé par Dr. Adouéni Valéry, a présenté les résultats de cette enquête en février dernier à l’hôpital général de Port-Bouët.

Selon le directeur-coordonnateur du Pnlmm/Pmnt, en « Europe dans les bilans prénataux, le dosage de la Tsh (un examen pour voir si la thyroïde fonctionne normalement, ndlr) est systématique. Alors que dans nos contrées, ce n’est pas le cas ». Or, a-t-il poursuivi, « la proportion de femmes enceintes qui souffrent de cette maladie est importante ».

C’est d’ailleurs ce qu’ont montré les résultats de l’étude qui a été présentée par Dr. Azo Jean-Claude du Pnlmm/Pmnt. En effet, si l’étude a mis en exergue une hypothyroïdie avérée chez 12,5% des femmes qui ont participé à cette enquête, elle a aussi et surtout révélé une prévalence de 86% de l’hypothyroïdie fruste. C’est-à-dire une hypothyroïdie cachée, non avérée, silencieuse chez certaines femmes.

Et c’est bien là, le défi que Dr. Adouéni Valéry veut relever. « Faire en sorte que le dosage de Tsh dans les bilans prénataux soient  systématique », a-t-il affirmé. Mais, il y a un obstacle. Le coût de l’examen de la Tsh. Il n’est pas accessible à tous selon Dr. Adouéni. Mais, avec les résultats de cette étude, il pense qu’il a les arguments pour un plaidoyer auprès de ses supérieurs et des autres partenaires.

C’est ce que pense Dr. Moncef Meklati, directeur général de Merck en Afrique du Nord et de l’Ouest. Selon lui, cette enquête va permettre « une meilleure visibilité du trouble de la thyroïde chez la femme enceinte. (…) Nous nous engageons pour une meilleure prise en charge des patients atteints de dysfonctionnements thyroïdiens et en particulier les femmes enceintes à travers nos programmes de sensibilisation et  de formation médicale continue».

 

Coulibaly Zié Oumar