30 novembre 2022
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SOCIÉTÉ

Lancement de la Stratégie nationale de protection sociale 2022-2025 Adama Kamara: “Les centres sociaux doivent être des liens entre le vulnérable et la vulnérabilité”. 

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“Dans notre pays les centres sociaux ne sont pas où elles doivent être, c’est-a-dire, dans la zone de vulnérabilités avérées. Nous devrons œuvrer à faire en sorte que la carte d’installation des centres sociaux soit en adéquation avec ce que les centres sociaux sont appelés à faire, c’est -à-dire , être des liens entre le vulnérable et la vulnérabilité”.  Ce sont les recommandations du ministre de l’Emploi et de la Protection sociale, Maître Adama Kamara, le mardi 22 novembre 2022, à l’IPS-CGRAE, de Cocody, à Attoban, lors de la cérémonie de lancement officiel de la Stratégie nationale de la Protection sociale 2022-2025.  Ce, en présence du chef de files des partenaires au développement sur la protection sociale, Marc Vincent, Représentant résident de l’UNICEF, en Côte d’Ivire. 

Adama Kamara a annoncé que “nous devons avoir pour objectif, la vulgarisation des instruments de protections sociales en vigueur  à travers nos langues vernaculaires pour mieux sensibiliser”. Et de poursuivre: “ C’est un impératif que nous devons avoir, c’est un impératif que nous devons nous imposer, c’est un impératif que nous devons réaliser pour le bonheur de ces populations”.

 Outre ces deux premières exigences, le ministre a souhaité que les objectifs communs passent par la mutualisation des efforts du système de protection sociale sectoriel afin d’être connu et compris par tous.

Adama Kamara est convaincu qu’au file  des années, le  système de protection social de la Côte d’Ivoire rassure, parce qu’il renforce les garantis élémentaires de sécurité sociale des populations, en particulier les plus vulnérables ou les laissés pour compte avec la mise en œuvre des programmes phares tels que la Couverture maladie universelle (CMU), le régime social des travailleurs indépendants, et la complémentaire par capitalisation instituée au profit des fonctionnaires et agents de l’Etat.

“Je voudrais noter avec satisfaction que des progrès notables ont ainsi été enregistrés dans la lutte contre la pauvreté  grâce à l’extension du programme d’aide à l’emploi des jeunes, la montée en puissance du programme des filets socio-productif et la création de fonds d’envergure et d’urgence en réponse à la crise de la Covid-19”, a argumenté Adama Kamara pour qui des efforts remarquables ont été également réalisés dans l’accompagnement des plus vulnérables avec la mise œuvre du projet national d’assistance des personnes âgées et de recouvrement des personnes en situation de handicap à la fonction publique.

Le ministre de l’Emploi et de la Protection sociale a rappelé  les quatre objectifs majeurs du progrès humain du gouvernement. Il s’agit de doubler à nouveau  le revenu par habitant en 10 ans, propulser la majeure partie des Ivoiriens dans la classe moyenne, créer 8 millions d’emploi décents d’ici 2030 pour insérer la jeunesse, valoriser son énergie et sa créativité, réduire la pauvreté en moins de 20% et élever l’expérience de vie de 10 ans pour l’apporter à 67 ans pour vivre mieux en Côte-d’Ivoire. Toujours selon lui, le processus d’élaboration de la nouvelle SNPS est d’une grande importance et va se poursuivre de façon plus technique dans les ateliers à venir avec l’ensemble des parties prenantes pour davantage de cohérences et d’efficacité. Par ailleurs,  le ministre n’a pas manqué d’annoncer que les défis restent encore à relever.

Marc Vincent, pour sa part, a promis le soutien des partenaires au développement sur la protection sociale. “La protection sociale universelle est essentielle pour réaliser le droit humain, faire progresser la justice sociale et promouvoir une croissance inclusive”, a-t-il déclaré. Et d’ajouter: “Aujourd’hui encore, près de 40% de la population et près de 50% des enfants vivent dans la pauvreté. Or, le rôle de la protection sociale pour briser le cercle vicieux de pauvreté n’est plus à démontrer”.

Selon l’institut national de la statistique(INS), avant les crises, l’incidence de la pauvreté avait augmenté, passant de 10% en 1985 à 49% en 2008. Malgré la baisse remarquée entre 2008 et 2018 où 39% des Ivoiriens vivaient en dessous du seuil de pauvreté.

                                                                                           Kouadio N’Guessan (Stagiaire)