2 octobre 2022
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POLITIQUE

Jean-Claude Brou à propos de la COP15: “ Si rien n’est fait ce sera la catastrophe”

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Dans une déclaration aux médias en marge de la COP 15 qui se déroule du 09 au 20 mai 2022, à Abidjan, Jean-Claude Brou, le président de la Commission de la CEDEAO, s’est prononcé sur le sens et les enjeux de la participation de l’institution régionale à rendez-vous.

…c’est un défi mondial. Toute la planète est concernée. Il s’agit de protéger notre planète. La désertification est un phénomène qui est vécu par les personnes. Notamment, les hommes, les femmes dans le monde rural. Le désert avance de 5 Km chaque année. Beaucoup de pays, dont la Côte d’Ivoire, ont perdu entre 60 et 80% de leur couvert forestier” a-t-il soutenu. Il a attiré l’attention sur les risques auxquels s’expose, la planète “A ce rythme, si rien n’est fait pour arrêter et inverser la tendance ce sera la catastrophe. Le processus va s’accroitre et s’accentuer. Affectant au passage les capacités de production dans le domaine agricole avec un impact et des conséquences sur le revenu des producteurs, des conséquences sociales. Il urge véritablement d’inverser la tendance” a indiqué le président.

Jean-Claude Brou à demandé aux pays développés de respecter leur engagement.

“A cet effet, il convient de faire en sorte que les engagements pris par les parties prenantes, notamment les engagements financiers des pays développés pour soutenir les reformes dans les pays en développement qui subissent les conséquences du changement climatique, soient respectés” a plaidé le président qui a poursuivi en dépeignant la situation de la sous-région.”Au niveau de la CEDEAO, la quasi-totalité des pays sont affectés. Le désert du Sahara avance dans notre sous-région. C’est pour cette raison que chaque pays, pratiquement la totalité des pays ont mis sur pied des programmes pour lutter contre la désertification et contribuer au reboisement” soulignera le président.

Sur le secteur privé, il a dit l’intérêt de ce secteur d’investir dans l’économique verte “Le secteur privé a des ressources. Il est intéressé dans la mesure où le ralentissement, voire l’arrêt de la désertification avec des forêts qui retrouvent leur niveau d’antan, équivaudrait à un accroissement des capacités de production. Il en bénéficierait.”a-6 avancé avant d’ajouter “Le secteur privé y a donc un intérêt. Il doit en plus avoir un rôle. Il faut l’intéresser à être partie prenante de cette réponse globale”

 César Ebrokié