7 août 2022
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CULTURE

« Eki »: Une série au coeur de la société gabonaise

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Juge aux affaires familiales spécialisée dans les divorces, Eki Nyonda (Nelly Belval) voit son monde s’écrouler autour d’elle lorsque son père Edouard (Fargass Assandé), haut magistrat, est accusé de viol et du meurtre d’une fillette. Dans le même temps, son nouvel amoureux Mark Seriaki (Roger Sallah) est douteux. En outre, son ami Jérémie Tsanga (Joaquim Tivoukou) replonge dans la drogue. Sa perspicacité de juge est mise en doute par des justiciables. Seul Hugues Madeke (Terrence Amadi), son amour d’adolescence, est toujours présent pour elle.

Persuadée de l’innocence de son père, Eki se retrouve impliquée dans une enquête pleine de mystères et de non-dits qui entremêle amour, justice et rituels mystiques. Eki se résolut à alors entamer un parcours initiatique personnel et spirituel pour connaître la vérité… Même si celle-ci semble inimaginable…

Tel est le synopsis de la première série de fiction créée par Nelly Belval et produite par son époux Vincent Belval, tous les deux dirigeants de la société de production Ossoo installée à Abidjan. Série diffusée sur les chaînes Canal+ depuis le lundi 25 avril 2022 (jusqu’au 23 mai 2022).

Cette série Canal+Original,, tournée en Côte d’Ivoire et au Gabon, a été réalisée par le trio de metteurs composé des Ivoiriens Alex Ogou et Boris Oué, et de la Gabonaise Nadine Otsobogo.

« Eki », c’est 10 épisodes de 52 minutes, une intrigue et 10 cas de divorce, 3 années d’écriture (réunissant la directrice d’écriture Nadine Eid et les auteurs Hiram Ayamel, Fernand Lepoko et Linda Bongo Ondimba, entourés de consultants très spéciaux : procureurs, juges, lieutenants…), 85 jours de tournage au Gabon et en Côte d’Ivoire menés par trois réalisateurs, une équipe de production de près de 150 personnes venues de tout le continent (Gabon, Côte d’Ivoire, Sénégal, Mali, Burkina Faso), 6 mois de postproduction. « Eki », c’est aussi un casting panafricain réunissant de nouveaux talents et des acteurs confirmés de 6 pays : le Gabon avec Nelly Belval, Vanessa Atsing et Serge Abessolo, le Mali avec Terrence Amadi et Manda Touré, la Côte d’Ivoire avec Fargass Assandé, Evelyne Ily et Isabelle Maya, le Burkina Faso avec Maïmouna Ndiaye, le Sénégal avec Roger Sallah et le Gabon avec Joaquim Tivoukou; 20 acteurs « justiciables » et 1000 figurants. Sans oublier des décors impressionnants avec notamment la construction à Abidjan-Palmeraie d’un décor de tribunal dans un studio de 1500m2 et une musique originale créée par Jean Ondeno, auteur compositeur gabonais.

Avant l’entame de sa diffusion sur les chaînes Canal+Première Centre et Ouest, la direction générale de Canal+Côte d’Ivoire, avec à sa tête Aziz Diallo, a invité un public sélect, y compris les journalistes, à assister, à Majestic-Primavera sis à Marcory-Zone 4, à la grande première (le premier épisode) d' »Eki », série qui décrypte la société gabonaise d’aujourd’hui, ainsi que la place de la femme dans une société africaine en pleine mutation.

Avant de passer à la projection en question, les cinéphiles ont eu droit aux allocutions d’Aziz Diallo (Dg Canal+Côte d’Ivoire), Vincent Belval (producteur), Boris Oué (un des réalisateurs), Serge Abessolo (acteur dans le film) et la sublime Nelly Belval (productrice-actrice, qui a fait ses premiers pas dans le cinéma en tant qu’actrice grâce à cette production). Tous bluffés par le résultat de ce travail cinématographique qui montre que le cinéma africain est dans une belle dynamique, ils ont fait part de leurs impressions et expliqué le rôle qu’ils ont joué dans cette production qui tient le téléspectateur en haleine.

   Marcellin Bogui