2 octobre 2022
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POLITIQUE

Dialogue politique: David Samba réclame la libération immédiate des prisonniers politiques

En 2010, lors de la campagne présidentielle, Alassane Ouattara avait juré qu’il n’y aurait « plus jamais de prisonnier politique sous son mandat  ».

Arrivé au pouvoir, aux termes d’une guerre fratricide qui a pris fin par l’arrestation du Président Laurent Gbagbo, le 11 Avril 2011, M. Alassane OUATTARA a fait emprisonner de nombreux cadres, militants et sympathisants du FPI pour asseoir et stabiliser son pouvoir. Les plus chanceux ont été contraints a l’exil ; malheureusement, certains sont revenus dans leur pays les pieds devant (ils sont morts en exil : la liste est de personnalités et de personnes anonymes est très longue). Aujourd’hui encore, l’essentiel des détenus militaires de cette période croupissent dans les geôles.

Apres le divorce entre le PDCI et le RHDP, ce fut le tour de nombreux cadres et militants  et sympathisants du PDCI qui croupissent dans les cachots du pouvoir OUATTARA. Certains sont persécutés et contraints à l’exil (Akossi Benjo) d’autres relevés de leurs fonctions administratives parce qu’ayant refusé d’appartenir au RHDP.

Nous notons la chasse à l’homme du pouvoir OUATTARA contre le Président Guillaume SORO, du fait, non seulement de son refus d’appartenir au RHDP mais aussi, de se déclarer officiellement candidat aux élections présidentielles du 31 Octobre 2020 dernier, et cela depuis 2019. S’en est donc suivi, une purge de tous les pro-SORO tant au niveau de l’armée, dans la haute administration ivoirienne que dans le parlement ivoirien. Ainsi, des militants, les élus et cadres GPS demeurent toujours en prisons, sans jugement, au mépris de leurs droits, immunités et ce depuis plus d’une année. Une telle pratique est en violation   de l’article 9 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948 qui dit ceci : « Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé ».

Au lendemain de l’annonce de M. OUATTARA de briguer un troisième mandat, en violation flagrante de notre constitution, nombreux sont les ivoiriennes et ivoiriens qui ont été victimes d’enlèvement et jetés en prisons sans toute forme de procès ; l’infraction pour certains, c’est d’avoir dénoncé ce coup de force constitutionnel et appeler à une marche pacifique ; pour d’autres, c’est d’avoir marché pacifiquement pour crier leur colère du fait du viol de notre loi fondamentale.

Récemment, des partis politiques ont été « décapités » par la traque et l’emprisonnement des leaders qui les animent. Autrement dit, c’est le glas de toute la plateforme de l’opposition qui est visé à travers cette chasse à l’homme des cadres animant la vie de ces partis politiques.

La CICI a toujours dénoncé des risques de violences dont les conséquences seraient incalculables. Mais hélas en vain.

Quand on veut parler de paix et de réconciliation nationale, on ne doit pas avoir de prisonniers politiques en moins des prisonniers d’opinion injustement détenus dans les prisons.

C’est pourquoi la Coalition des Indignés de Côte d’ivoire demande qu’ils soient tous libérés pour que nous allions à un dialogue sincère, gage de paix et de développement de notre pays.

La Coalition des Indignés de côte d’ivoire continue toujours de réclamer la libération de Pulchérie GBALET car sa place n’est pas en prison. Elle, n’a eu que sa voix comme seule arme pour s’opposer au viol de notre constitution. Ceux qui doivent  être en prison sont ceux qui ont tué, trahi leur serment, pillé les deniers publics, font de l’école le marché de vente de la drogue, enlevé nos enfants etc.

                                                                     Fait à Abidjan le 15 Décembre 2020.

      Pour la Coalition des Indignés de Côte d’ivoire, le coordonnateur national

                                                                                      SAMBA David