31 janvier 2023
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ÉCONOMIE

Dette intérieure/Pour réclamer le paiement de ses factures : Le Synafeci en sit in le 19 janvier au Plateau

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Le Syndicat national des fournisseurs de l’Etat de Côte d’Ivoire (SYNAFECI) organise un sit in, le jeudi 19 janvier 2023, devant l’immeuble qui abrite le cabinet du ministère de l’Economie et des Finances, à Abidjan-Plateau. L’information est rendue publique par le président du SYNAFECI, Gré Faustin, le jeudi 12 janvier dernier, à l’ex-cercle du rail, au Plateau, lors d’une conférence de presse. Aussi,  réclame t-il le paiement des passifs d’environ 700 milliards FCFA à l’Etat pour des factures impayées sur plus de 20 ans. 

La SYNAFECI veut rencontrer S.E.M Alassane Ouattara, président de la République de Côte d’Ivoire pour lui exprimer ses préoccupations et ses inquiétudes”, a annoncé Gré Faustin. Le sit in, selon lui, a pour objectif de réclamer le paiement des factures impayées et dénoncer aussi la cherté de la vie, le dysfonctionnement de l’administration ivoirienne et la corruption qui y sévit. Gré Faustin dit ne pas comprendre pourquoi 25% de prélèvements sont exigés sur le montant total d’une facture de fournisseur avant que celle-ci ne soit payée à l’Agence comptable centrale du Trésor (ACCT).

Le président du SYNAFECI a rappelé que le délai de 90 jours imparti pour le paiement des factures n’est pas respecté. Il se pose la question de savoir si en moins de 30 jours le paiement des factures peut être effectif tel qu’institué par le président Alassane Ouattara, lors de son adresse à la nation, le 31 décembre 2022. “Il y a des milliers de factures non traitées dans tous les ministères, à l’Inspection générale des finances (IGF), etc.”, a-t-il révélé. Et d’ajouter: ‘’Les factures non encore auditées à l’IGF peuvent être estimées à plus de 400 milliards FCFA”. Et que sur les factures auditées d’une valeur de 84 millions FCFA seulement celles de 14 millions FCFA sont validées. Bref.

Le nombre élevé de postes à péage, sur les routes en Côte d’Ivoire, au dire de Gré Faustin, contribue à rendre la vie chère. Pour le président du Synafeci, le carburant est assez cher en Côte d’Ivoire. Ainsi que les denrées alimentaires. Et même le prix du kilowattheure, de la Compagnie ivoirienne d’électricité (CIE)  a-t-il déploré, est élevé.

Le Synafeci réclame, en outre, la quote-part provenant de la Taxe spéciale d’équipement (TSE). Ce, pour le renforcement des capacités des fournisseurs de l’Etat. “Il est inconcevable que la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI) soit seule bénéficiaire depuis juillet 2008 jusqu’à ce jour”, dénonce-t-il.

Gomon Edmond