12 août 2022
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POLITIQUE

Dépôt de 44 candidatures/ Koulibaly Kuibert : « La CEI devait rejeter les dossiers incomplets »

Le président de la Commission électorale indépendante (CEI), Koulibaly Kuibert a déclaré, hier lundi 7 septembre,  au cours d’une cérémonie de formation à l’intention des responsables des partis politiques, au Conseil national des droits de l’homme (CNDH) que  « La CEI devrait rejeter les dossiers incomplets ». « La loi dit d’examiner les dossiers le jour que vous déposer. Les pièces sont au nombre de douze. La treizième est relative à la lettre d’investiture. Dès que vous n’avez pas les pièces qu’est-ce que la commission devrait faire ? Rejeter les dossiers. Ce sont les dispositions de l’article 127 de la Constitution qui le prescrivent.  Il appartient à la Commission électorale de vérifier la conformité des dossiers à la loi. Ce, après quoi, elle procède la publication provisoire » a-t-il expliqué. Koulibaly Kuibert a soutenu que la CEI est allée au-delà de la prescription de la loi. « Je me suis dis tant que le 31 août n’est pas encore expiré donnons encore la possibilité aux candidats d’aller récupérer leurs papiers, d’aller rechercher, d’aller collecter les parrainages. C’est ça la flexibilité la commission électorale indépendante. On aurait pu se cacher derrière la rigueur des textes et l’imposer. On aurait pas commis d’infraction ou d’irrégularité », a-t-il ajouté.

Le patron de la Commission électorale indépendante a fait des révélations sur les dossiers de candidatures. Il a indiqué que certains chèques fournis par les candidats se sont révélés irréguliers, car sans provisions. Sur les accusations de fraudes, il a admis que des erreurs peuvent être avoirs et été commises, mais cela est différent de la fraude.  « Il se peut faire que dans l’exécution de notre mission s’introduisent des erreurs ; je n’ai pas dit la fraude. Ce qu’il faut redouter, c’est la fraude, ce n’est pas les erreurs. Les erreurs sont des erreurs, ce n’est pas fait volontairement », a-t-il précisé.

Namizata Sangaré, la présidente du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) évoquant l’importance de la formation à l’intention des responsables des partis politiques a dit la nécessité d’œuvrer au renforcement des capacités des acteurs politiques pour créer les conditions d’élections claires, transparentes et apaisées.  « Le mandat du CNDH, non seulement, l’y engage, mais aussi la psychose des violences qui accompagnent depuis quelques décennies les scrutins électoraux et dont personne ne souhaiterait la répétition, l’y oblige. C’est pourquoi, en connaissance de cause et par souci d’anticipation, le CNDH a entrepris, depuis quelques mois, de mettre en place des mécanismes sectoriels conjoints avec divers acteurs publics et privés dont le mécanisme avec les partis politiques », a-t-elle affirmé.

César Ebrokié