12 août 2022
Abidjan Cocody Palmeraie 06 BP 2868 Abj 06
POLITIQUE

Crise post-électorale : La résidence de Bédié assiégée, Guikahué et plusieurs responsables du PDCI interpellés.   

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L’accès par le lycée Sainte Marie, la voie venant du siège de la Banque mondiale et l’artère en provenance de la résidence du Nonce Apostolique conduisant chez Henri Konan Bedié littéralement envahi par des éléments de la Compagnie républicaine de sécurité (CRS1) et du Groupement mobile d’intervention (GMI). Des éléments furieux qui n’hésitent pas à brûler la politesse ou à rudoyer les personnes y compris les journalistes venus couvrir l’événement. Pour ainsi dire que, hier, après l’attaque dans la nuit, la résidence  du président du PDCI-RDA a été littéralement assiégée aux environs de 13h. Le blocus érigé tout autour était encore présent au moment où nous mettions sous presse, à 19h 30 min. Selon les informations dignes de foi, le président Bédié et son épouse ont été contraint de rester enfermés dans la maison. Tous les responsables du parti présents,  au nombre desquels plusieurs secrétaires  exécutifs parmi lesquels Maurice Kakou Guikahué, le secrétaire  exécutif en chef ont été interpellés et conduit à la préfecture de police au Plateau. « Tous ceux qui étaient présents ont été mis aux arrêts. Il y a eu plusieurs tractations. Le président Bédié n’a pas été arrêté mais il a été placé en résidence surveillé » a confié un responsable de la jeunesse du PDCI, joint au téléphone.

Cette situation a suscité une vive réaction des jeunes de l’opposition. Informés de la nouvelle ils ont convergé par petits groupes vers la résidence. Les éléments de la police ne se sont pas faits priés pour les disperser en tirant plusieurs gaz lacrymogènes. Visiblement déterminés au moment où nous quittions les lieux les cours poursuites entre manifestants et forces de l’ordre continuaient perturbant la circulation à Cocody.

La presse a eu hier maille à partir avec les éléments des forces de l’ordre. En raison de la violence des agents certains cameramen ont abandonné leur matériel pour fuir les gaz Lacrymogène. Invités par le service communication du PDCI pour une déclaration, ils butté sur le refus des agents qui s’opposaient fermement à leur accès à la résidence. Ainsi, les policiers ont-ils tirés plusieurs coups de gaz qui ont contraint les professionnels des medias à fuir.

                                                                                      César Ebrokié