19 août 2022
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POLITIQUE

Côte d’Ivoire/Présidentielle: Adjoumani depuis la cathédrale s’attaque au cardinal Kutwa

Kobénan Kouassi Adjoumani, porte-parole du Rhdp, s’en est vertement pris au cours d’un point de presse ce matin, depuis l’esplanade de la cathédrale Saint Paul d’Abidjan, sans autorisation,  à Monseigneur Jean Pierre cardinal Kutwa, archevêque d’Abidjan pour avoir donné son avis sur la troisième candidature d’Alassane Ouattara.

Selon M. Adjoumani, la candidature d’Alassane Ouattara, contrairement à ce qu’à dit le cardinal Kutwa à savoir que « la candidature du chef de l’Etat n’est  pas nécessaire, à son humble avis », est nécessaire.

« De l’humble avis de très nombreux ivoiriens de toutes origines et de toutes confessions, cette candidature est celle qui est la plus à même de garantir la paix, la stabilité, le progrès économique et social et conséquemment, l’achèvement du processus de réconciliation de la nation », a-t-il affirmé.

Selon le porte-parole du Rhdp, la prise de position de l’archevêque d’Abidjan est de nature à mettre à mal la paix sociale en ouvrant des tensions sociales. « Si vous nous permettez d’avoir la même franchise de ton que celle vous avez adoptée hier, notre conviction profonde est que votre prise de position, plutôt que d’appeler à l’unité des Ivoiriens au vivre ensemble dans la paix et à l’apaisement des esprits de tous , pourrait dans les mains d’acteurs mal intentionnés, ouvrir la voie (…) à des tensions sociales », a-t-il accusé.

Pour M. Adjoumani, qui s’exprimait selon lui au nom des cadres catholiques du Rhdp, « un haut responsable de l’église » doit être « un rassembleur ».  Et « qu’il doit veiller à la crédibilité des Institutions et des  gouvernants. Et non périodiquement les prendre pour cible ».

Le porte-parole du Rhdp a estimé que le cardinal Kutwa a violé les « principes de la laïcité de l’Etat » en se prononçant sur la candidature du Chef de l’Etat.

Il a même mis en cause l’impartialité de l’archevêque d’Abidjan et l’a invité à faire « confiance au droit et à la démocratie (…) en laissant le peuple souverain de Côte d’Ivoire juger, in fine, lui et lui seul, le 31 octobre de la pertinence et de l’opportunité de l’ensemble des candidatures ».

Coulibaly Zié Oumar