16 mai 2022
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Commémoration de la fête du Travail 2022: 16 nouvelles revendications sur la table du chef de l’Etat

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L’année 2022, on peut le dire, sans se tromper s’annonce comme une année des conquêtes sociales. Avec la trêve sociale conclue en 2017 finissant. Pour preuves les 6 centrales syndicales que compte l’échiquier national ivoirien ont dressé à l’unisson des problèmes corporatistes de grande ampleur dimanche. Les travailleurs de Côte d’Ivoire étaient, en effet, face, au Premier ministre, chef du gouvernement, Patrick Achi ,lors de la commémoration de la fête du Travail, le dimanche 1ermai 2022, à la Primature, à Abidjan-Plateau. Les revendications qui sont donc nouvelles sont au nombre de 16. De quoi s’agit-il ?

Au niveau transversal en effet, les leaders syndicaux demandent le relèvement de la valeur de l’indice référentiel de base fixée à 233.457 à 500 FCFA. Le paiement d’un 13e mois aux fonctionnaires et agents de l’Etat et le relèvement du taux d’annuité liquidable de la nouvelle pension de retraite fixé à 1,75; la revalorisation de la prime de transport et l’adoption du nouveau statut de la Fonction publique telle que modifiée de façon consensuelle. S’agissant du secteur privé, les centrales syndicales auxquelles il faut ajouter l’Ugtci et l’Unatr’ci, ne sont pas restées muettes non plus. Les problèmes liés à la liberté syndicale, la précarité de l’emploi, la faiblesse des revenues, la question de la protection sociale, le caractère dérisoire des pensions de retraite, le revalorisation du SMIG et du SMAG, tout a été mis sur la table du gouvernement.

Au niveau des préoccupations exprimées par chaque leader syndical dans son discours, ces revendications en sont toutes apparues. Ces centrales qui ont donné de la voix sont notamment Humanisme de Soro Mamadou, la Plateforme Nationale de Théodore Zadi Gnagna, Dignité CiSL de Boga Elie et La Fesaci de Dohia Mamadou. Ces derniers ont toutefois salué les efforts déjà consentis par le gouvernement en matière de règlement des problèmes corporatistes indexés sur le protocole d’accord portant trêve sociale de 2017.

Le Premier ministre Patrick Achi, pour sa part, a rassuré les centrales syndicales qu’il va plaider auprès du chef de l’Etat, Alassane Ouattara en vue d’accéder à leurs requêtes quant à l’acquisition de leurs sièges respectifs ainsi que les décorations en guise de récompenses. Il a invité les leaders syndicaux à tous demeurer aux côtés du gouvernement dans une dynamique de dialogue social constructif permettant de maintenir et de renforcer une paix sociale condition indispensable pour l’amélioration du quotidien des populations.

Concernant la cherté de la vie caractérisée par la flambée des prix des denrées alimentaires de première nécessité, de la farine de blé, du carburant, etc, Patrick Achi a indiqué qu’elle résulte, entre autres, de la crise russo-ukrainienne et d’autres facteurs exogènes.

C’est en cela que le gouvernement, a-t-il rappelé, a consenti

182,5 milliards de Fcfa depuis janvier 2022, dans le but d’aider les populations à faire face à la flambée des prix.

Le ministre de l’Emploi et de la protection sociale, Adama Kamara, s’est félicité du dialogue social qui a permis d’adresser l’ensemble des problématiques du monde du travail. C’est pour cela il a réitéré sa demande de renouvellement de la trêve sociale en cours. Il a, par conséquent, égrené les chantiers futurs, que sont la consolidation du dialogue social, la régulation sociale des travailleurs domestiques, la finalisation des textes relatifs à la retraite complémentaire par capitalisation des travailleurs du secteur privé formel et la poursuite de l’adoption de textes d’application du code du Travail (notamment ceux relatifs à la sécurité et à la santé du travail).

Ainsi que la création du fonds de garantie des mutuelles sociales de Côte d’Ivoire, la mise en oeuvre du projet national intégré d’insertion professionnelle des handicapés et la mise en place au niveau de la Caisse générale de retraite des agents de l’Etat (CGRAE) d’une branche des accidents du travail et maladies professionnelles et d’un fonds social de vieillesse.

 

Félix Téha Dessrait et Gomon Edmond

 

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