5 juillet 2022
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Exploitation des ressources minières en Afrique de l’ouest: La révision du code minier exigée

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Refonder le code le code minier en recourant à des notions plus précises. C’est l’une des recommandations fortes du colloque international sur l’exploitation des ressources naturelles et son impact en Afrique de l’ouest initié par la Ligue ivoirienne des droits de l’homme (LIDHO) en collaboration avec Konrad Adenauer Stiftung, les 12 et 13 mai, à Eden Golf hôtel d’Abidjan sur le thème : «L’exploitation des ressources naturelles et son impact sur les droits humains en Afrique de l’ouest ». Le colloque a demandé aux gouvernants l’application rigoureuse des du cadre légal La ratification de la convention N°176 de l’OIT sur les pires formes de travail dans l’exploitation minière ; le respect de la loi en matière d’accès à l’emploi (âge minimum) et l’obligation des opérateurs miniers à ne plus exploiter les enfants; Faire voter des lois renforçant la protection de l’enfance dans le secteur minier “Faire revenir les chantiers-écoles dans les zones à fortes activités minières ; inclure dans le dossier de demande du permis d’exploitation, le consentement des communautés constaté par un procès-verbal dument signé ; Prendre immédiatement des mesures efficaces pour interdire et éliminer de toute urgence les pires de travail des enfants et des femmes dans les mines”, mentionne le document.

A l’égard des sociétés minières les participants demandent, l’observation d’un minimum de distanciation entre les villages et les sociétés minières ; que les terres exploitées soient réhabilitées pendant et après l’exploitation ; la définition d’une nouvelle méthode d’évaluation du préjudice plus adaptée au contexte actuel pour minimiser les litiges ; l’institution du principe de la responsabilité des opérateurs miniers pour les dommages causés à la société par les travaux auxquels ils soumettent les enfants et les femmes dans le cadre des activités minières.

Les participants au colloque n’ont pas manqué d’interpeller la communauté internationale.

“La transformation du système international de protection des droits de l’homme, dans une perspective de la responsabilité des entreprises pour violation des droits fondamentaux de l’Homme ; s’investir d’avantage dans la recherche de solutions aux problèmes relatifs aux conditions de travail, au travail des enfants ainsi que la sécurité des femmes dans le domaine de l’exploitation minière artisanale et du manque de moyens financiers pour acheter les aliments dont elles ont besoin ; la poursuite des entreprises coupables d’abus” indique le rapport général.

Ce colloque a vu la participation de plusieurs personnalités venues du Burkina Faso, du Canada, de la Guinée, de la Côte d’Ivoire, du Mali et du Sénégal.

    César Ebrokié