1 octobre 2022
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POLITIQUE

Affi N’Guessan au sujet du 3ème  mandat de Ouattara :  « Ce qui est dit est dit »

« Ce qui est dit, est dit ». Le président du Front populaire ivoirien (FPI), candidat à la présidentielle du 31 octobre estime que le débat sur un éventuel 3ème mandat d’Alassane Ouattara, n’a pas lieu d’être. D’autant plus que, pour lui, le concerné lui-même a dit de façon solennelle qu’il ne sera pas candidat. Répondant aux questions des journalistes à la conférence de presse qu’il a animé en marge du congrès, le samedi 1er août, Pascal Affi N’Guessan a expliqué qu’en aucune façon, le chef de l’Etat ne peut revenir sur ses propos.

L’ancien Premier ministre de Laurent Gbagbo a, par ailleurs, annoncé une réforme constitutionnelle, s’il est élu président de la République au soir du 31 octobre. « Le changement constitutionnel est incontournable », a-t-il déclaré. Il a expliqué qu’en 2016, le FPI était bien favorable à la réforme de la loi fondamentale. La méthode utilisée par le chef de l’Etat et le contenu de la loi, dira-t-il, ont été décrié par le Front populaire ivoirien. Poursuivant, le président du Conseil régional du Moronou a soutenu que pour se développer la Côte d’Ivoire a besoin d’une constitution qui réponde aux aspirations des Ivoiriens.  « Les Etats généraux de la République (EGR) seront le cadre d’association de toutes les entités à la réflexions sur la Constitution », a-t-il avancé. Le président Affi a fait savoir que ce sera l’occasion de débattre de la politique de  régionalisation qu’il compte proposer à la Côte d’Ivoire.

Sur la candidature annoncée de Laurent Gbagbo, le candidat du FPI a maintenu sa position, en affirmant que si l’ancien chef de l’Etat arrive qu’il est éligible et que les militants estiment qu’il doit être devant, il ne trouvera pas d’inconvénient à cela. « Ce que j’ai dit hier reste valable aujourd’hui. Nous, nous continuons notre marche. S’il y a un changement, de nouvelles propositions, un nouveau contexte, on les analysera, par rapport à ce contexte et rapport à  je dirai, ce qui est bien pour le FPI. Nous sommes aux commandes du train. Si à  un moment donné, il y a un passager qui monte qui sait piloter et qu’on considère que les conditions dans lesquelles il arrive lui permettent de mieux piloter et de faire en sorte qu’on arrive à bon port rapidement, on le fait. J’ai dit depuis Bruxelles que si le président Gbagbo rentre et qu’il est éligible, je ne vois aucun inconvénient à l’accompagner », a soutenu Affi N’Guessan.

César Ebrokié