31 janvier 2023
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ÉCONOMIE

A propos de la déforestation/Le ministre des Eaux et forêts : « La Côte d’Ivoire entend tenir ses engagements internationaux »

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« La Côte d’Ivoire entend tenir ses engagements internationaux ».Le ministre des Eaux et forêts, Laurent Tchagba a réaffirmé, le mardi 27 septembre, à la Consultation nationale des jeunes, des producteurs et des autres acteurs de la société civile sur la Déclaration de New York, à Seen Hôtel, à Abidjan-Plateau, la volonté du gouvernement ivoirien d’honorer ses engagements en faveur de l’élimination de la déforestation d’ici 2030. Il a indiqué, à travers l’allocution prononcée par son directeur de cabinet, le Conservateur général Zouzou  épouse Mailly Elvire Joëlle que le gouvernement a fait de la question forestière une priorité nationale.  A cet égard, il a fait mention de l’adoption de la Stratégie Nationale réduction des émissions de gaz à effet de serre issues de la déforestation et de la dégradation des forêts (Redd+), comprenant l’option stratégique « agriculture zéro déforestation », en novembre 2017 ; la signature du Cadre d’Actions Communes de l’Initiative Cacao et Forêts, en novembre 2017,  entre les Gouvernements de la Côte d’Ivoire et du Ghana et une trentaine d’entreprises du secteur du cacao et du chocolat. Cette initiative vise à éliminer la déforestation de la chaine d’approvisionnement du cacao ; l’adoption de la Politique de Préservation, de Réhabilitation et d’Extension des Forêts (PPREF), en mai 2018 ; l’adoption et la promulgation en juillet 2019, d’un nouveau code forestier, avec des innovations majeures portant notamment sur la propriété de l’arbre accordée aux producteurs et aux communautés rurales. Ce code prévoit en outre, la promotion de l’agroforesterie qui permet d’associer des arbres forestiers aux cultures agricoles, comme le cacaoyer et autres ; la relance du processus de négociation de l’Accord de Partenariat Volontaire (APV) FLEGT avec l’Union européenne en 2020, avec pour objectif de garantir la légalité et la traçabilité du bois. L’Accord pourra être signé à la fin de l’année, au plus tard ; et l’adoption de la stratégie nationale sur le cacao durable en mars 2022, issue du dialogue entre le Gouvernement et l’Union Européenne. A cela s’ajoute bien sûr, le lancement du Programme Héritage d’Abidjan ou Abidjan Legacy Program (ALP) à la COP 15 tenue à Abidjan du 9 au 20 mai 2022. Un programme vise entre autres, à renforcer et à accélérer la lutte contre la déforestation et à promouvoir une agriculture intensive et compétitive.

Le ministre a affirmé que la mise en œuvre des actions de préservation, de réhabilitation et d’Extension des forêts et d’agriculture zéro déforestation, requiert la contribution des principales parties prenantes. « Elle commande que des concertations régulières soient organisées entre les principaux acteurs pour adresser les défis communs, capitaliser les acquis et expériences des actions entreprises. Des cadres de concertations doivent être établis à cet effet », dira-t-il.

La représentante résidente du PNUD, Carol Flore-Smereczniak a expliqué qu’à travers son accompagnement pour la réalisation du dialogue de haut niveau, le Programme des Nations unies pour le développement entend contribuer à la réalisation de l’objectif 2 de la déclaration de New York, à savoir,  l’éliminer la déforestation de la production de produits agricoles avant 2030. « Ce dialogue de haut niveau est d’autant plus opportun qu’il se déroule au moment où les pays africains se préparent activement pour une participation efficace et remarquable à la CP27 sur le climat en Egypte, à travers la tenue de la semaine africaine du Climat, du 29 août au 2 septembre 2022, à Libreville au Gabon et de la Pre-COP du 3 au 5 octobre 2022, à Kinshasa en RDC, où la lutte contre la déforestation occupe une place de choix », a-t-elle avancé.

                                                                                                                  César Ebrokié